L’eau doit revenir dans les cabines à l’UAC

Toutes les conditions sont réunies. Le terrain est déblayé pour une catastrophe sanitaire à l’UAC. Il faut tirer la sonnette d’alarme. Depuis plus d’une semaine, l’eau manque dans les résidences universitaires. L’eau est devenue inexistante dans la plus grande université du Bénin. Comment les étudiants se débrouillent-ils ? Grande question ! Me diriez-vous. L’eau est un liquide pour la vie. L’eau c’est la vie. Mais quand elle vient à manquer, elle génère des conflits. Au-delà des conflits, elle peut être source de mort. Des cadavres risquent d’apparaître si rien n’est fait pour résoudre en urgence et durablement cette pénurie d’eau, devenue chronique.  Une épidémie de choléra ne demande pas mieux pour provoquer l’hécatombe.  

Le manque d’eau empêche l’évacuation hygiénique des matières fécales. Actuellement, je vous déconseille vivement les toilettes des résidences universitaires. Y rester pendant plus de 2 secondes est un véritable supplice. Le fait même d’y jeter un coup d’œil est une auto flagellation.  Les étudiants sont tout de même obligés d’y déposer leurs fèces. Ils n’ont pas le choix. Les chiottes sont remplies, et inondent d’odeur nauséeuse et pestilentielle les chambres à coucher. Les résidences sont colonisées par des bactéries et parasites de toutes sortes. Il s’agit d’une véritable culture des microbes.
Il n’y a pas d’eau pour se laver les mains. Les mains touchent à  tout. Des nettoyages les plus malpropres aux usages les plus sains, les mains sont mises à contribution.  Il est enseigné partout que le lavage des mains est un acte nécessaire pour se prémunir des maladies diarrhéiques. Il faut se laver les mains à l’eau et au savon après les selles et avant l’alimentation et pas l’inverse. Mais actuellement, il n’y a pas d’eau pour satisfaire à cette exigence élémentaire de l’hygiène. On est en plein dans la gadoue.  
Il n’y a pas d’eau pour se doucher. Les corps imbibés de sueurs et de sébum passent des jours sans recevoir la moindre goutte d’eau. L’haleine est forte, les corps glissants. Les draps ne se plaignent plus de la quantité industrielle de souillure qu’ils sont obligés d’accueillir.

 

Il n’y a pas d’eau pour la lessive. Les habits sales s’accumulent et s’infectent de vermines. Les garnitures faites de pagnes s’entassent. Il n’y a pas d’eau pour les laver. Il faut les reporter ou alors rester nu. 
Comme vous le constatez aisément, le terreau fertile pour une épidémie de choléra est bien installé. L’eau manque. Tout est sale. L’incurie s’est imposée aux étudiants. Depuis une semaine la malpropreté a été intronisée. La gadoue a pris corps. La crasse s’est muée en reine. Ne soyez pas surpris des diarrhées profuses qui vont démarrer dans le temps si rien n’est fait. L’UAC deviendra tristement célèbre pour avoir servi de point de départ à une énième épidémie de choléra au Bénin. Cette chronique est un appel aux autorités compétentes à rompre avec l’inaction. C’est avec peine et tristesse que j’aborde ce sujet dramatique. L’eau ne doit pas manquer à l’université. L’eau ne doit plus manquer à l’université. Gouverner, c’est prévoir. A moins qu’on ait décidé de ne plus gouverner. L’épidémie de choléra est une épée de Damoclès qui plane sur les têtes des étudiants si le laxisme continue. Cette épée va continuer à planer si rien n’est fait pour trouver des solutions pérennes et durables d’approvisionnement en eau potable à l’UAC. C’est grave pour une université dont la création date de près d’un demi-siècle.

Ces médecins qui se dédoublent ! 

Un médecin mannequin, n’est ce pas séduisant ? Un médecin styliste, n’est ce pas craquant ? Un médecin web-développeur, n’est ce pas innovant ? Un médecin chanteur, n’est ce pas excitant ? Un médecin dessinateur, n’est ce pas mignon ? Un médecin activiste social, ça ne vous fait pas craquer ? Un médecin…., n’est ce pas motivant ! 
 »La médecine, un cimetière de talents ». C’est le titre qui m’est venu instinctivement à l’idée lorsque j’ai eu l’inspiration d’écrire cet article. Mais très vite à l’épreuve des réflexions,  ce titre m’a paru très pessimiste dans l’esprit et ne reflétait pas l’espoir et la révolution que constitue le phénomène de dédoublement des médecins. J’ai donc décidé de voir le verre à moitié plein. 
Mais bon, entrons dans le vif du sujet.
La médecine est jalouse. Elle ne laisse pas de place à autre chose. La longue durée des études, la densité des cours, la rigueur des stages, l’épreuve de nerf des évaluations dissuadent rapidement les carabins d’une autre vie en dehors de la médecine. Ces étudiants finissent par se  »déconnecter » de leur environnement et de ses nombreux enjeux. Ils finissent par mettre en veilleuse toutes les idées, tous les dons et talents qui auraient pu enrichir davantage leur existence. 
Heureusement, malgré toutes ces contraintes et pressions, une poignée tire son épingle du jeu. Une poignée se distingue de la masse. Ces types particuliers de médecins arrivent à se départir des clichés narcissiques de la médecine. Ils ont décidé, non seulement de s’épanouir dans toutes leurs passions mais aussi de vendre leur talent. Ce dédoublement nécessite, à l’évidence, une organisation chirurgicale et une grande autodiscipline.

Cette nouvelle génération de médecin constitue forcément une source d’inspiration pour ceux qui hésitent encore dans la concrétisation de leurs rêves, dans l’éclosion de leur talents, dans la mise en pratique de leurs projets. Ils sont nombreux à rentrer dans l’engrenage que constituent les études médicales, craignant une possibilité de dédoublement. Ils sont nombreux à ne plus croire. Ils sont nombreux à abandonner. En effet, motivés par la passion de porter la blouse blanche,  beaucoup de jeunes béninois, très brillants se portent vers la médecine. La médecine, il faut l’avouer, est un domaine très intéressant au vue du noble objectif à atteindre. Mais très vite, ces passionnés déchantent. Les aveugles finissent par ouvrir les yeux. Le découragement survient très rapidement. La passion d’autrefois de dissipe rapidement. Il n’est pas rare de voir beaucoup regretter leur choix.
Pendant que certains se noient progressivement dans des remords, d’autres y trouvent un moyen de rebondir. Cette résilience naturelle les amène à développer des compétences qui sommeillent en eux. Et souvent, les résultats sont au delà des attentes. Et cela n’étonne pas car à un moment, il s’agit d’un besoin impérieux d’exprimer son talent ou mourir de Guyon ! 



Une chose est sûre. Les jeunes carabins ne veulent plus vivre en marge de leur siècle. Ils ne veulent plus être encastrés dans le cocon médical qui limite leur potentiel. Ils ne veulent plus mettre en dormance leur génie. Le Bénin a un important besoin de ressources humaines de qualité dans plusieurs domaines d’avenir. Et il faut ouvrir les yeux à la nouvelle génération aveuglée par la passion d’un métier qui présente bien d’aspect extérieur trompeurs.

Si vous ne le connaissez pas, Albert Schweistzer (1875-1965), prix Nobel de la paix 1952 est un médecin, musicien et théologien français. À propos de sa passion pour la musique, il est écrit :  »Le talent musical de Schweitzer se révéla dès l’enfance et il se fit une réputation internationale d’organiste et d’expert en construction d’orgues. Les récitals de Schweitzer lui apportèrent les revenus nécessaires pour la consolidation de ses études de médecine et pour la fondation, en 1913, de l’hôpital à Lambaréné au Gabon…Il n’était pas rare, les soirs où l’hôpital ne réclamait pas sa présence, qu’on entendit Schweitzer jouer des compositions de Bach, Widor, César Frank… Il s’était tout d’abord habitué à penser que son activité en Afrique mettrait fin à sa vie d’artiste. Cependant il ne put résister, et l’idée lui vint d’employer son temps libre à perfectionner sa technique… »

Chers carabins, chers médecins, c’est le moment d’agir. Déployez vos talents, déployez votre potentiel. Ne vous donnez pas de limite. Vous n’auriez rien perdu en essayant. Osez pour ne pas nourrir des regrets !

Relations Médecins-Infirmiers : du  »Je t’aime, moi non plus »

1ère partie

J’aborde aujourd’hui un sujet sensible qui relève peut être de l’ordre du subjectif. Il s’agit de la relation entre médecins et infirmiers, et dans un cadre plus global entre médecins et paramédicaux. Dans cette analyse, il est question de relation professionnelle et cela s’entend. Le subjectif que percevront certains lecteurs, découle sûrement d’expériences personnelles mais il n’occulte pas la réalité du phénomène : celui des relations difficiles entre médecins et infirmiers. Il importe tout de même de préciser qu’il ne s’agit pas d’un phénomène à généraliser, les cas étant variables. En effet, ces deux acteurs sont amenés à se compléter dans un système qui vise l’amélioration et la conservation de la santé des populations. Ils sont donc obligés de se côtoyer, leurs prérogatives respectives étant clairement définies. Cependant, il n’est pas rare de voir des accrochages, des substitutions de rôles, des piétinements, des frustrations, des conflits. Cette relation souvent teintée de méfiance n’est pas forcément pour le bien du malade. 

Dans cette première partie, il sera question de soulever les raisons de cette difficile mais indispensable relation entre médecins et infirmiers.
1. Le médecin, l’érudit

Le médecin du haut de ses longues études se voit très puissant. Et il est puissant. Cette conception de lui-même peut l’amener à se croire omniscient. Une omniscience qui ne laisse pas toujours place à la soumission ou à l’acceptation d’avis de niveau inférieur. La relation médecin infirmier ressemble dans ce cas, plus à un rapport de hiérarchie et de domination qu’à une relation de complémentarité. Ici, l’on remarque un agent de conception et un autre d’exécution, aux sens très stricts des termes qui excluent tout débordement. Tout dépend ici du médecin qui en impose à un ‘’subordonné’’ qui n’a d’autres choix que de s’exécuter.

2. L’infirmier, sur la défensive

La pratique hospitalière est telle que l’infirmier est le professionnel de santé le plus proche du malade. Cette proximité du paramédical du patient lui confère un pouvoir indéniable dans le processus de soins et même de guérison. Il a aussi son mot à dire même s’il n’a pas fait de longues études. Conscient de son importance dans le système de santé, il peut prendre des envolées légitimes qui perturbent l’ambiance de travail. Rapidement, peuvent survenir des murmures, des critiques silencieuses du chef, la formation de clans et le ralentissement volontaire du rythme de travail. L’on peut même percevoir une certaine jalousie parfois inconsciente vis-à-vis du médecin qui peut être une personne très jeune, mais qui devient le patron d’une machine où beaucoup sont plus expérimentés que lui.

3. Chacun dans son coin

Le problème déterminant, de mon point de vue, est certainement l’absence d’un cadre de concertation entre médecins et paramédicaux. Habituellement, les staffs n’incluent pas les paramédicaux. Bien entendu, les sujets débattus y sont très techniques. Le constat est évident : les passerelles d’échanges entre ces deux acteurs de l’hôpital sont quasi-inexistantes.

Femmes et médecins malgré tout ! 

Elles ne sont pas des tops modèles, elles ne font pas la couverture des magazines de modes. Elles ne sont pas poursuivies par les paparazzis à la recherche d’images provocantes. Elles se contentent plutôt de faire leur travail, de mettre leur intelligence au service de leurs compatriotes. Elles se contentent de passer des nuits blanches loin de leurs époux et de leurs enfants pour sauver des vies. Elles mettent parfois en péril leur vie  pour leur passion, leur métier. Elles se surpassent pour assumer leurs responsabilités. Elles mènent une hypervie pour être à la hauteur en tout temps et en tout lieu. On ne parlera sûrement pas d’elles sur nos chaines de radio ou de télévision en ce jour où on célèbre la femme. 
La femme médecin ne quémande pas la pitance.  Elle n’est pas un parasite. Elle sait se battre par elle-même pour atteindre ses objectifs. Dans un pays où le taux de scolarisation des femmes est l’un des moins enviables au monde, être une femme et devenir médecin est un exploit. Pour les hommes, les études médicales sont un véritable parcours de combattant. Pour les femmes, elles le sont encore davantage. Arriver à passer au minimum 7 années, parfois avec les redoublements,  réussir à surmonter les contraintes liées au cours, aux partiels, aux stages et aux nuits blanches relèvent d’un mental exceptionnel. Pour avoir été aux côtés de beaucoup d’entre elles (dont je ne voudrais pas citer les noms), pour avoir vu leur engagement, leur solidité face à certaines péripéties, leur capacité à encaisser les coups de quelque nature que ce soit (scolaire, sentimentale…), j’ai décidé de rendre un vibrant hommage à toutes les femmes médecins mais en particulier celles du Bénin.

Vous êtes des exemples de bravoure. Vous êtes la preuve que la femme vaut autant que l’homme, sinon parfois plus. Vous êtes l’illustration même de la véritable féminité. Vous êtes des amazones, des héros. Soyez fières de vous-même. Toutes les femmes ne peuvent point faire comme vous. Et partant, vous êtes des modèles de notre société. Vous devez être portées sous le feu des projecteurs pour que le monde se rende compte de la richesse que vous représentez. 


Tout ce que je dis ne représente pas que des mots, mais est surtout le fruit d’une intime conviction. Et cette conviction m’amène à dire que vous constituez une force redoutable que l’union devra révéler. Il s’agira donc, pour les femmes médecins de se mettre ensemble dans un creuset pour réfléchir, à l’occasion de journées comme celle du 8 mars, sur les particularités de la médecine liées au genre féminin. Il s’agira donc d’un creuset qui potentialise les idées afin de les imposer dans les instances de prise de décision. L’Association des Femmes Médecins du Bénin (AFeMeB)- si elle n’existe pas encore-devra voir le jour. Mais en attendant tout ceci, je vous admire malgré tout. Je vous aime……mais pas comme l’autre !

Faux médicaments : ce que disent les textes 

Le commerce illicite de médicaments est une violation de la loi qui peut être qualifiée de:

1- Exercice illégal de la pharmacie ( atteinte au monopole pharmaceutique car seul le pharmacien a le droit de faire le commerce du médicament): C’est un délit puni d’une peine d’emprisonnement de 10 jours à 6 mois et d’une amende de 50.000 à 1.000.000 FCFA (Article 14 de l’ordonnance N°73-38 du 21 avril 1973 portant création et organisation des ordres nationaux des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes)
2- Contrefaçon ( atteinte aux droits des fabricants des médicaments dont le brevet n’est pas encore tombé dans le domaine public s’il s’avérait que les médicaments concernés ont été contrefaits et ne proviennent pas du titulaire du brevet): C’est une infraction punie d’une peine d’emprisonnement de 1 à 6 mois et d’une amende de 1.000.000 à 3.000.000 FCFA ( Article 59 de l’Annexe I de l’Accord de Bangui Révisé sur le droit de la propriété industrielle)
3- Trafic illicite des substances sous contrôle [Parmi les produits saisis si on retrouve des médicaments tels que le diazépam (Valium) et produits apparentés]. Il s’agit des substances sous contrôle international dont le trafic non autorisé est puni d’un emprisonnement de 10 à 20 ans et d’une amende de 500.000 à 5.000.000FA ( article 97  de la loi 97-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et des précurseurs).
4- Trafic de faux médicaments ( si le contrôle de qualité au laboratoire des produits saisis révèle qu’ils ne contiennent pas des substances actives annoncées ou en contiennent en quantités différentes de celles indiquées ou d’autres substances en lieu et place). Dans ce cas précis, l’infraction est qualifiée de CRIME selon les dispositions de la convention medicrime du Conseil de l’Europe. Il faut noter que cette convention n’est pas encore en vigueur au Bénin, notre pays ne l’ayant pas encore ratifié. Les trafiquants pourraient passer devant la Cour d’Assise si le Bénin venait un jour à ratifier cette convention.
C’est important à savoir pour mesurer l’étendue du risque que l’on prend en se livrant au commerce illicite de produits de santé.
Dr Louis Dèhoumon Koukpemedji

Pharmacien

Étudiant en Master de Santé et Science de médicaments. Option: Réglementation pharmaceutique

Président du Syndicat Indépendant des Pharmaciens du Bénin.   

La fièvre Lassa : l’essentiel à retenir ! 

Le Bénin a déclaré le 28 février 2017, une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa (FHVL). De quoi s’agit-il et comment prévenir cette maladie ?

La FHVL est une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé avec des animaux infectés. En effet, l’hôte du virus est un rongeur communément appelé ‘’rats à mamelles multiples’’ qui excrète le virus dans ses urines et ses excréments. Le virus peut également se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres secrétions organiques d’une personne contaminée. La probabilité pour un sujet de mourir lorsqu’il est atteint de la FHVL est de 1%. Cette probabilité peut atteindre 15% dans les formes sévères [1].

Environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes. Par ailleurs, l’évolution clinique de la maladie étant très variable, sa détection chez les personnes touchées est difficile. Après une durée d’incubation qui varie de 2 à 21 jours, le début des symptômes est en général progressif avec de la fièvre, une faiblesse généralisée. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des maux de tête, une irritation de la gorge, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs au ventre. Dans les cas grave, il est observé un œdème de la face,  une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive.  Une baisse de la tension artérielle peut apparaitre. A un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements et une désorientation pouvant aller jusqu’au coma. La surdité, généralement transitoire, survient chez 25% des malades qui survivent à cette maladie. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse. Le décès de la mère et/ou du fœtus survient dans plus de 80% des cas observés.

Le traitement antiviral à la ribavirine semble efficace s’il est administré au début de la maladie. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre Lassa.

La prévention de la FHVL passe par la promotion d’une bonne hygiène communautaire pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, il y a la conservation des céréales ou des denrées alimentaires dans des contenants résistants aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats. Aussi, les familles doivent-elles toujours prendre soin d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade. Il est également recommandé la cuisson soigneuse des aliments [2].  

En milieu médical, le personnel doit toujours prendre les précautions d’usage en matière de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins quand ils s’occupent des patients quel que soit le diagnostic présumé. Ces précautions comprennent les règles de base en matière d’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuelle, la sécurité des injections et des rites funéraires. Les personnels de laboratoire sont aussi assujettis à ces  mesures de sécurité dans la manipulation des prélèvements des malades.

Quand on pense avoir la FHVL, il faut éviter les contacts avec une autre personne, consulter immédiatement un professionnel de santé et  boire beaucoup d’eau.

1.Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Fièvre Lassa. Aide-mémoire N179. Genève : OMS ; 2016.

2. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Connaitre la fièvre de Lassa et savoir se protéger. Genève : OMS. 

Lassa de retour ! 

Au total, 2 cas enregistrés, tous deux décédés (1 cas confirmé et 1 autre suspect). 
C’est le bilan qu’a fait ce mardi 28 février, le ministre de la santé dans un message. Le Bénin est donc confronté, une fois encore, à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa depuis le 12 févier 2017. Le premier cas est une femme enceinte de 24 ans qui a été reçue à l’hôpital de Zone Saint Martin de Papane dans l’arrondissement de Tchaourou et le deuxième cas à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguieta dans la commune de Materi.
Pour rappel, le 23 mai 2016, le Bénin avait déclaré la fin de la précédente épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa (FHVL) ,  conformément au Règlement Sanitaire International (RSI 2005). Le bilan de cette épidémie qui avait duré 6 mois était de 54 cas dont 28 décès.
Le Bénin retombe, une nouvelle fois, dans cette épidémie après  8 mois de trêve ! 
Prenez soin de vous !